Réalisation 03
Une grande pelouse enfin structurée
Quartier de Queuleu, Metz
Neuf cents mètres carrés de gazon, sans un seul point d'arrêt pour l'œil. Le jardin était grand, et c'est précisément ce qui le rendait vide.

- Surface
- 900 m²
- Chantier
- 14 semaines
- Bassin
- 12 × 3 m
Le terrain de départ
La pelouse était plate et bien tenue, mais rien n'y arrêtait le regard : depuis la maison, on voyait la clôture du fond d'un seul coup d'œil, et le jardin paraissait plus petit qu'il n'était.
Une rangée de conifères de neuf mètres fermait les trois côtés. Elle prenait la lumière du matin et laissait un sol nu et sec sur trois mètres de large.
Le terrain descendait de 1,40 m vers le fond, en pente si régulière qu'on ne la voyait pas.
Avant, après


Chantier d'octobre à février. Abattage hors période de nidification.
Ce que nous avons fait
Le chantier,
poste par poste
- Abattage et dessouchage de 22 conifères, broyage sur place.
- Terrassement en trois plateaux, 1 200 m³ de terre déplacés sans évacuation.
- Trois murets de pierre sèche, 42 m linéaires au total.
- Bassin miroir de 12 × 3 m, profondeur 45 cm, fond en enduit sombre, sans jet ni cascade.
- Haie de charmes sur les trois côtés, 96 sujets en racines nues.
- Massifs de graminées de part et d'autre du deuxième plateau.
- Arrosage automatique enterré, piloté par sonde de pluie.
Les matières
- Pierre sèche de récupération, reprise sur un chantier voisin
- Enduit hydrofuge sombre pour le fond du bassin
- Paillage de broyat, issu des conifères abattus
- Acier corten pour les nez de marche
Les plantes
- Charme (Carpinus betulus)
- 96 sujets, la haie des trois côtés
- Molinie et calamagrostis
- les grandes graminées du deuxième plateau
- Iris des marais
- en bord de bassin, côté est
- Cornouiller à bois rouge
- pour la couleur en hiver
- Prairie fleurie
- le plateau du milieu, fauché deux fois par an
Journal de chantier
3 notes prises pendant les travaux
Vingt-deux conifères, et la lumière qui revient
Le premier geste du chantier n'est pas de planter. C'est d'abattre la haie qui prenait la lumière du matin depuis trente ans.
1 200 m³ de terre déplacés, zéro camion
La pente descendait de 1,40 m vers le fond, si régulièrement qu'on ne la voyait pas. Nous l'avons coupée en trois plateaux — avec la terre déjà là.
Un bassin sans jet d'eau, et pourquoi
Douze mètres sur trois, quarante-cinq centimètres de fond, un enduit sombre. Ni cascade, ni jet, ni éclairage sous l'eau.
Réalisation suivante
Jardin de ville
Un terrain long et étroit, qui descendait de plus d'un mètre sur trente. Tout partait vers le fond. Il fallait retenir la terre avant de dessiner quoi que ce soit.
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Nous nous déplaçons dans un rayon de 40 km autour de Metz. La visite et le premier avis ne coûtent rien.
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