L'exercice
Noverde n'existe pas. J'ai construit ce site après avoir ouvert quatre sites de paysagistes de la région messine, un par un.
Tous montrent une galerie de photos muettes. Aucun des quatre ne raconte un chantier. Aucun ne montre un avant/après. Aucun ne montre un visage. Trois sur quatre écrivent la même phrase : « un travail soigné, propre et durable ». C'est pourtant exactement ce que le client achète : voir son propre terrain changer, et savoir qui viendra le faire.
La réponse
Trois chantiers racontés en entier plutôt qu'une galerie : le terrain de départ, le parti pris, les travaux poste par poste, les matières et les plantations. Un curseur que l'on fait glisser pour passer de l'avant à l'après — la même photo, le même cadrage, à la souris, au doigt et au clavier. Une équipe de six personnes avec leurs visages et leur métier, parce qu'on laisse entrer chez soi des gens, pas une entreprise.
Et le texte suit la même règle que les images : des faits vérifiables plutôt que des adjectifs. 18 tonnes de gravats évacuées, 42 mètres de muret en pierre sèche, 96 charmes plantés. Jamais « soigné, propre et durable ».
Un journal de chantier prolonge la même idée. Sept notes datées, écrites pendant les travaux : ce qu'on trouve en creusant, pourquoi telle matière plutôt qu'une autre, et pourquoi la haie n'est pas plantée aujourd'hui. Chaque note porte un chiffre. C'est ce qu'un client veut lire avant de confier son terrain, et ce qu'aucun des quatre sites étudiés ne publie.
Ce que contient le site
- Seize pages : accueil, trois réalisations, trois métiers, un journal de chantier, mentions légales
- Un curseur avant/après, utilisable à la souris, au doigt et au clavier
- Trois études de chantier : contexte, parti pris, travaux, matières, plantations
- Une page par métier — conception, création, entretien — avec ce qui est compris dans le prix
- Une équipe de six personnes, la grille reprenant l'ordre de la photo de groupe
- Un journal de sept notes de chantier, datées, chacune rattachée à son chantier
- Un rappel de devis qui suit le défilement, et s'efface quand le vrai formulaire arrive
- Un hero en parallaxe, neutralisé si le visiteur a demandé moins d'animations
Ce que ça change pour l'artisan
Un paysagiste ajoute trois à six chantiers par an. Il n'a ni le temps ni l'envie d'administrer un site : quand un chantier est fini, il m'envoie les photos et quelques lignes, et je l'ajoute. Pas d'interface à apprendre, pas de mise à jour à surveiller, pas d'extension qui casse un matin.
Le site est léger : il s'affiche vite, même sur un téléphone, et son hébergement coûte quelques euros par mois. Chaque information n'existe qu'à un seul endroit : un numéro de téléphone qui change est corrigé sur toutes les pages d'un coup. Et les photos sont cadrées pour rester lisibles sur un petit écran, là où une photo de jardin trop allongée ne montre plus rien.