Un muret de pierre sèche, sans une goutte de mortier
Deux murets montés à la main pour tenir la pente. Aucun liant : c'est le calage des pierres qui tient, et l'eau passe au travers.

18 tonnesGravats évacués
L’allée de béton est partie lundi. Dix-huit tonnes de gravats, c’est la seule chose que nous ayons évacuée de ce jardin.
Restait la pente : plus d’un mètre sur trente. Nous la coupons en deux marches franches, 0,80 m et 0,55 m, plutôt qu’en une rampe molle.
Les murets sont en calcaire de Jaumont, montés à la main, pierre par pierre. Pas de mortier. Chaque pierre est calée par les deux qu’elle touche, et l’ensemble travaille : quand le terrain bouge en hiver, un mur sec se déforme et reste debout, là où un mur maçonné se fend.
L’autre raison est l’eau. Un mur sec la laisse passer. Un mur plein fait barrage, et la pression finit par le coucher. Nous avons quand même posé un drain enterré au pied du muret haut — la ceinture et les bretelles.
Prochaine étape : la terrasse, 34 m² dans le même calcaire, sur lit de sable.

